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DUERP Traiteur : les risques professionnels du métier (2026)

Vous employez au moins un salarié ou un apprenti ? Le Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels est obligatoire (art. R4121-1 du Code du travail) — et un modèle générique copié-collé ne protège ni vos salariés ni votre responsabilité en cas de contrôle. Voici les risques réels du métier, issus des référentiels officiels (INRS ED 880 : Restauration traditionnelle : les risques, INRS ED 6490 : Prévention des brûlures dans les métiers de bouche).

Les principaux risques du métier de traiteur

RisqueSituation typiquePrioritéExemple de mesure
Troubles musculo-squelettiques du rachis lombaire (manutention de bacs et conteneurs thermalisés)
TMS / manutention
Le chargement et le déchargement des véhicules (bacs de matières premières, conteneurs thermalisés, tables et matériel événementiel) implique des charges dépassant fréquemment 15 kg, sans aide mécanique systématique.P1[Suppression du risque] Utiliser des diables et chariots pour toute charge supérieure à 15 kg
Brûlures par contact, projection ou vapeur (fours, plaques, friteuses, marmites)
Risque thermique
Le contact avec des surfaces chaudes, les projections d'huile ou d'eau bouillante et la vapeur des cuissons en gros volume exposent quotidiennement à des brûlures, en particulier lors des pics de production avant un événement.P2[Protection collective] Pare-vapeur sur les marmites et chaudrons ; emplacement des poignées et hauteur des plans de cuisson ergonomiques
Troubles musculo-squelettiques des membres supérieurs (épluchage, découpe et dressage en série)
TMS / gestes répétitifs
La production en série pour un événement (plusieurs centaines de portions identiques) impose des gestes répétitifs de découpe, malaisage et dressage, facteur reconnu de tendinites, d'épicondylite et de syndrome du canal carpien.P2[Organisation] Rotation des tâches répétitives (pas plus de 2 h d'affilée sur un même geste de découpe) ; plans de travail à hauteur ajustée
Coupures aux mains et avant-bras lors de la manipulation de couteaux et d'ustensiles tranchants
Risque mécanique / coupures
La découpe et la préparation en cadence (couteaux, mandolines, lames de machines) exposent en continu aux coupures, aggravées par la fatigue de fin de service et l'affûtage insuffisant des lames.P2[Protection collective] Lames affûtées et ustensiles adaptés à chaque poste ; postes de découpe dégagés avec planche stable
Contamination par bactéries ou virus lors de la manipulation de matières premières (rupture de la chaîne du froid, hygiène insuffisante)
Risque biologique
La manipulation de denrées crues et cuites en grand volume, avec une chaîne du froid parfois fragilisée par le transport, expose à des contaminations (Listeria, Salmonella, norovirus) susceptibles de toucher aussi les convives lors de l'événement.P2[Protection collective] Séparation des zones brutes, cuites et froides ; plans de travail inox lavables ; nettoyage biquotidien, renforcé après manipulation de produits bruts
Glissade sur sol mouillé ou gras (laboratoire et plonge)
Chute de plain-pied
L'eau de nettoyage, les projections de graisse en zone de cuisson et le passage répété entre laboratoire et plonge créent des sols glissants, aggravés par le port de bacs ou de plateaux masquant la visibilité au sol.P2[Suppression du risque] Revêtement de sol antidérapant adapté aux zones mouillées et grasses simultanément
Inhalation de farines et de poussières alimentaires (rhinite, asthme professionnel)
Risque chimique / respiratoire
La manipulation de farines et amidons en poudre (préparations pâtissières, panures en gros volume) génère des poussières fines susceptibles de provoquer une sensibilisation respiratoire chez les manipulants réguliers.P3[Suppression du risque] Privilégier les produits conditionnés plutôt que les poudres en vrac lorsque c'est possible
Dermatite de contact allergique liée aux détergents de plonge
Risque chimique / cutané
Le contact répété avec les produits de nettoyage et de dégraissage (chlore, dégraissants) provoque des irritations cutanées puis des eczémas de contact chroniques sur les mains et avant-bras.P3[Suppression du risque] Privilégier des détergents hypoallergéniques ; limiter les produits agressifs quand l'eau chaude suffit

Priorité : criticité (gravité × fréquence) modulée par la maîtrise existante — P1 action immédiate, P2 planifiée, P3 surveillance. Grille complète (16 risques, 5 unités de travail) dans le document généré.

Pénibilité et RPS : les deux oublis qui font rater les contrôles

D'après les audits du secteur, 67 % des DUERP n'intègrent pas la pénibilité et 58 % oublient les risques psychosociaux. Pour un traiteur, cela concerne notamment : manutentions manuelles de charges, températures extrêmes — chacun avec son seuil réglementaire (art. D4163-2) — et côté RPS : pression de l'événement et charge mentale du "jour j", amplitude horaire variable et horaires atypiques.

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Questions fréquentes

Le DUERP est-il obligatoire pour un traiteur ?

Oui. Le Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels est obligatoire dès le premier salarié (article R4121-1 du Code du travail), apprenti compris. Son absence est passible d'une amende de 1 500 € (3 000 € en récidive), et elle caractérise la faute inexcusable de l'employeur en cas d'accident du travail.

Quels sont les principaux risques professionnels du métier de traiteur ?

Troubles musculo-squelettiques du rachis lombaire (manutention de bacs et conteneurs thermalisés) ; Brûlures par contact, projection ou vapeur (fours, plaques, friteuses, marmites) ; Troubles musculo-squelettiques des membres supérieurs (épluchage, découpe et dressage en série) ; Coupures aux mains et avant-bras lors de la manipulation de couteaux et d'ustensiles tranchants ; Contamination par bactéries ou virus lors de la manipulation de matières premières (rupture de la chaîne du froid, hygiène insuffisante).

À quelle fréquence mettre à jour le DUERP ?

Le DUERP doit être mis à jour au moins une fois par an dans les entreprises d'au moins 11 salariés, et lors de toute décision d'aménagement important ou nouvelle information sur un risque. En pratique, une mise à jour annuelle est recommandée pour tous, et le document doit être conservé 40 ans.

Que doit contenir le DUERP d'un traiteur ?

L'inventaire des risques par unité de travail, leur évaluation (gravité, fréquence), les mesures de prévention, les facteurs de pénibilité (article L4161-1) et les risques psychosociaux. La pénibilité et les RPS sont les deux oublis les plus fréquents lors des contrôles.

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Outil d'aide à la rédaction. Ne constitue pas un conseil juridique. Document à valider par l'employeur, seul responsable de l'évaluation des risques (art. R4121-1 et s. du Code du travail).