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DUERP Aide à domicile : les risques professionnels du métier (2026)

Vous employez au moins un salarié ou un apprenti ? Le Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels est obligatoire (art. R4121-1 du Code du travail) — et un modèle générique copié-collé ne protège ni vos salariés ni votre responsabilité en cas de contrôle. Voici les risques réels du métier, issus des référentiels officiels (INRS ED 6477, INRS ED 4298).

Les principaux risques du métier de aide à domicile

RisqueSituation typiquePrioritéExemple de mesure
TMS des membres supérieurs (tendinopathies, syndrome du canal carpien) lors des soins de toilette et de l'habillage
TMS / gestes répétitifs
Gestes répétitifs de toilette (laver, savonner, sécher, essuyer), habillage/déshabillage, aide aux repas et alimentation assistée : fréquence pouvant dépasser 15 actions techniques par minute sur des interventions de 30 à 60 minutes. Postures contraintes (poignets en déviation, bras en avant du corps) en espace restreint.P1[Suppression du risque] Matériel d'aide à la toilette (gants ergonomiques, gants de toilette à enfiler, aides à la préhension) réduisant les efforts articulaires
Exposition aux agents infectieux (tuberculose, hépatite B, gastro-entérite, gale, grippe)
Risque biologique
Contact direct avec des personnes âgées ou immunodéprimées pouvant être atteintes de pathologies transmissibles ; manipulation de linges et draps souillés ; gestion des toilettes (urine, selles) ; soins de plaies. Domicile non contrôlé : absence de diagnostic préalable du bénéficiaire.P2[Protection collective] Mise à disposition systématique de gants nitrile, blouses à usage unique, masques FFP2 pour les soins de patients suspects de pathologie respiratoire ; stock d'EPI au domicile ou dans le sac de travail
Charge émotionnelle : accompagnement de personnes en fin de vie et confrontation à la souffrance
Risques psychosociaux
Accompagnement régulier de personnes en situation de grande dépendance ou en fin de vie, confrontation au décès d'un bénéficiaire suivi parfois depuis plusieurs années, exposition à la souffrance physique et psychologique, sentiment d'impuissance. Situation vécue seul(e) sans soutien de pair sur place.P2[Organisation] Débriefing systématique du responsable de secteur après le décès d'un bénéficiaire ou tout événement traumatique ; limite d'un accompagnement en fin de vie actif par mois et par intervenante si possible
Chute lors du port de charges dans les escaliers (courses, linge, équipement)
Chute en hauteur
Port de sacs de courses, de linge, d'équipement sanitaire (chaise percée, déambulateur) dans des escaliers étroits ou raides, souvent sans rampe des deux côtés. Vision obstruée par la charge. Risque de polytraumatisme.P2[Suppression du risque] Ne pas porter de charges lourdes seul dans un escalier à risque ; utiliser un chariot, un diable ou un sac à roulettes pour les courses
Exposition aux produits ménagers (détergents, eau de javel, acide chlorhydrique, dégraissants)
Risque chimique
Nettoyage de la salle de bain, des WC, de la cuisine avec les produits fournis par le bénéficiaire : pas de fiche de données de sécurité disponible, produits parfois mélangés (javel + acide = chlore gazeux toxique), espaces souvent non aérés. Contact cutané répété, inhalation de vapeurs.P2[Suppression du risque] Recommander aux bénéficiaires et aux familles d'utiliser des produits moins agressifs (savon noir, bicarbonate, vinaigre blanc) ; éviter les produits non étiquetés ou transvasés dans des contenants alimentaires
Glissades et chutes dans le domicile du bénéficiaire (sol encombré, salle de bain, escaliers)
Chute de plain-pied
Sols jonchés d'objets, tapis mobiles, câbles au sol, salle de bain humide (eau, urine), éclairage insuffisant des couloirs ou escaliers. Domicile non maîtrisé : l'aide à domicile ne peut pas modifier l'environnement sans accord du bénéficiaire ou de sa famille.P2[Organisation] Repérage systématique des risques de chute avant toute intervention (tapis, câbles, objets au sol) ; signalement à l'employeur et au prescripteur si le domicile présente des risques non corrigibles
Violences verbales ou physiques de la part du bénéficiaire ou de son entourage
Agression et violences
Violences verbales (insultes, propos dégradants, harcèlement) ou physiques (coups, crachats) liées à des pathologies désinhibitrices (démence, troubles psychiatriques) ou à une hostilité intentionnelle. Pression de la famille pour des tâches hors contrat. Situation isolée au domicile : l'aide à domicile ne dispose d'aucun soutien immédiat.P2[Organisation] Procédure de signalement des violences formalisée et connue de tous : alerte immédiate au responsable de secteur, report de visite si sécurité en danger, possibilité de cesser l'intervention en cas de violence grave
Exposition au froid (domicile insuffisamment chauffé, horaires matinaux en hiver)
Ambiance thermique
Certains bénéficiaires âgés maintiennent leur domicile à une température inférieure à 18 °C pour réduire leur facture énergétique. Interventions très matinales (6h–7h) en période hivernale : cumul de trajets en extérieur froid et de temps passé dans un domicile froid.P3[Protection individuelle] Vêtements professionnels chauds (gilet, sous-vêtements thermiques) fournis par l'employeur pour les interventions hivernales matinales

Priorité : criticité (gravité × fréquence) modulée par la maîtrise existante — P1 action immédiate, P2 planifiée, P3 surveillance. Grille complète (14 risques, 5 unités de travail) dans le document généré.

Pénibilité et RPS : les deux oublis qui font rater les contrôles

D'après les audits du secteur, 67 % des DUERP n'intègrent pas la pénibilité et 58 % oublient les risques psychosociaux. Pour un aide à domicile, cela concerne notamment : manutentions manuelles de charges — chacun avec son seuil réglementaire (art. D4163-2) — et côté RPS : travail isolé géographique et absence de soutien de proximité, charge émotionnelle : accompagnement en fin de vie, deuil professionnel et confrontation à la souffrance.

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Questions fréquentes

Le DUERP est-il obligatoire pour un aide à domicile ?

Oui. Le Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels est obligatoire dès le premier salarié (article R4121-1 du Code du travail), apprenti compris. Son absence est passible d'une amende de 1 500 € (3 000 € en récidive), et elle caractérise la faute inexcusable de l'employeur en cas d'accident du travail.

Quels sont les principaux risques professionnels du métier de aide à domicile ?

TMS des membres supérieurs (tendinopathies, syndrome du canal carpien) lors des soins de toilette et de l'habillage ; Exposition aux agents infectieux (tuberculose, hépatite B, gastro-entérite, gale, grippe) ; Charge émotionnelle : accompagnement de personnes en fin de vie et confrontation à la souffrance ; Chute lors du port de charges dans les escaliers (courses, linge, équipement) ; Exposition aux produits ménagers (détergents, eau de javel, acide chlorhydrique, dégraissants).

À quelle fréquence mettre à jour le DUERP ?

Le DUERP doit être mis à jour au moins une fois par an dans les entreprises d'au moins 11 salariés, et lors de toute décision d'aménagement important ou nouvelle information sur un risque. En pratique, une mise à jour annuelle est recommandée pour tous, et le document doit être conservé 40 ans.

Que doit contenir le DUERP d'un aide à domicile ?

L'inventaire des risques par unité de travail, leur évaluation (gravité, fréquence), les mesures de prévention, les facteurs de pénibilité (article L4161-1) et les risques psychosociaux. La pénibilité et les RPS sont les deux oublis les plus fréquents lors des contrôles.

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Outil d'aide à la rédaction. Ne constitue pas un conseil juridique. Document à valider par l'employeur, seul responsable de l'évaluation des risques (art. R4121-1 et s. du Code du travail).