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DUERP Kinésithérapeute : les risques professionnels du métier (2026)

Vous employez au moins un salarié ou un apprenti ? Le Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels est obligatoire (art. R4121-1 du Code du travail) — et un modèle générique copié-collé ne protège ni vos salariés ni votre responsabilité en cas de contrôle. Voici les risques réels du métier, issus des référentiels officiels (INRS : TMS, facteurs de risque, INRS : TMS, prévention).

Les principaux risques du métier de kinésithérapeute

RisqueSituation typiquePrioritéExemple de mesure
Troubles musculo-squelettiques du membre supérieur (mobilisations et massages répétés)
TMS / gestes répétitifs
Mobilisations passives et actives-assistées, massages tissulaires prolongés sollicitant coudes, poignets et épaules sur 6 à 8 h par jour et 20 à 40 patients. Fatigue tendineuse précoce, risque de tendinopathie majeur sur cette profession.P1[Protection collective] Table de soins électrique réglable en hauteur, évitant le travail en position maintenue
TMS cervico-dorsal par antéflexion prolongée
TMS / postures
Travail penché en avant lors des massages du dos, manipulations d'épaule ou palpations, posture maintenue 20 à 30 minutes sans appui, cumulée sur 30 patients ou plus par jour.P1[Protection collective] Réglage systématique de la hauteur de table pour limiter l'antéflexion au-delà de 20°
Crampes et compressions nerveuses de la main (gestes fins répétitifs)
TMS / gestes répétitifs
Pointage digital de trigger points, gestes fins de massage répétés, pouvant favoriser une compression du nerf radial ou ulnaire au poignet à force de cumul.P2[Organisation] Alternance des techniques de massage et de mobilisation, pause courte toutes les 15 minutes lors de massages intensifs
Contamination respiratoire (grippe, COVID, infections ORL) par proximité prolongée avec le patient
Risque infectieux
Contact rapproché et prolongé (mobilisations, massages) avec des patients potentiellement porteurs d'infections respiratoires, dans un espace clos.P2[Protection collective] Aération régulière du cabinet entre les séances
Glissades sur sols humides (nettoyage, patient mobile)
Chute de plain-pied
Sols mouillés après lavage du cabinet, équilibre parfois perturbé après une longue station debout, encombrement soudain du passage par un patient mobile.P3[Protection individuelle] Chaussures antidérapantes, usure vérifiée régulièrement
Manutention du matériel de rééducation (lève-personne, tapis, poids)
TMS / manutention
Déplacement et installation de matériel de plateau technique (tapis, poids, lève-personne), sollicitant le dos et les épaules en dehors du soin direct au patient.P3[Protection collective] Matériel équipé de roulettes ou de poignées de manutention adaptées
Chute par câbles ou obstacles sur le plateau technique
Chute de plain-pied
Câbles d'électrothérapie au sol, tapis ou barres de rééducation mal rangés, encombrement du passage.P3[Organisation] Rangement des câbles hors zone de circulation, goulottes si besoin
Fatigue visuelle et posture cervicale lors de la saisie du dossier patient
TMS / postures
Saisie du diagnostic, du plan de traitement et de la feuille de soins sur écran (1 à 2 heures par jour), écran mal positionné, posture cervicale en antéflexion.P2[Protection collective] Écran positionné à hauteur des yeux, bureau ergonomique

Priorité : criticité (gravité × fréquence) modulée par la maîtrise existante — P1 action immédiate, P2 planifiée, P3 surveillance. Grille complète (18 risques, 5 unités de travail) dans le document généré.

Pénibilité et RPS : les deux oublis qui font rater les contrôles

D'après les audits du secteur, 67 % des DUERP n'intègrent pas la pénibilité et 58 % oublient les risques psychosociaux. Pour un kinésithérapeute, cela concerne notamment : manutentions manuelles de charges, postures pénibles — chacun avec son seuil réglementaire (art. D4163-2) — et côté RPS : charge physique et mentale cumulée, isolement du libéral solo.

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Questions fréquentes

Le DUERP est-il obligatoire pour un kinésithérapeute ?

Oui. Le Document Unique d'Évaluation des Risques Professionnels est obligatoire dès le premier salarié (article R4121-1 du Code du travail), apprenti compris. Son absence est passible d'une amende de 1 500 € (3 000 € en récidive), et elle caractérise la faute inexcusable de l'employeur en cas d'accident du travail.

Quels sont les principaux risques professionnels du métier de kinésithérapeute ?

Troubles musculo-squelettiques du membre supérieur (mobilisations et massages répétés) ; TMS cervico-dorsal par antéflexion prolongée ; Crampes et compressions nerveuses de la main (gestes fins répétitifs) ; Contamination respiratoire (grippe, COVID, infections ORL) par proximité prolongée avec le patient ; Glissades sur sols humides (nettoyage, patient mobile).

À quelle fréquence mettre à jour le DUERP ?

Le DUERP doit être mis à jour au moins une fois par an dans les entreprises d'au moins 11 salariés, et lors de toute décision d'aménagement important ou nouvelle information sur un risque. En pratique, une mise à jour annuelle est recommandée pour tous, et le document doit être conservé 40 ans.

Que doit contenir le DUERP d'un kinésithérapeute ?

L'inventaire des risques par unité de travail, leur évaluation (gravité, fréquence), les mesures de prévention, les facteurs de pénibilité (article L4161-1) et les risques psychosociaux. La pénibilité et les RPS sont les deux oublis les plus fréquents lors des contrôles.

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Outil d'aide à la rédaction. Ne constitue pas un conseil juridique. Document à valider par l'employeur, seul responsable de l'évaluation des risques (art. R4121-1 et s. du Code du travail).